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Étude

Étude EcoIndex 2026 : l'empreinte numérique cachée de 50 hôtels éco-responsables en France

Nous avons analysé 50 établissements parmi les plus engagés de France. Les résultats révèlent un décalage massif entre l'engagement écologique affiché et la réalité numérique.

Quand les hôtels verts oublient leur site web

Clef Verte, Écolabel Européen, Green Globe, ECOCERT, HQE… Les labels environnementaux se multiplient dans l'hôtellerie française. En 2026, la Clef Verte franchit le cap des 3 000 établissements labellisés — un record historique. Ces hôtels investissent dans des panneaux solaires, des potagers en permaculture, la gestion raisonnée de l'eau, le circuit court, la préservation de la biodiversité. Leur engagement sur le terrain est réel, mesurable et souvent admirable.

Mais il existe un angle mort que personne ne regarde : leur site web.

Nous avons analysé 50 établissements parmi les plus engagés de France — palaces labellisés, hôtels 5 étoiles en Provence et dans les Alpes, Relais & Châteaux certifiés Clef Verte, éco-lodges pionniers du Slow Tourisme, domaines viticoles bio, boutique-hôtels urbains à Paris, thalassos éco-conçues en Bretagne — en mesurant l'empreinte environnementale de leur site internet via l'outil EcoIndex.

Les résultats révèlent un décalage massif entre l'engagement écologique affiché et la réalité numérique de ces établissements.

50établissements analysés
20/100score moyen EcoIndex
13 Mopoids moyen par page
90%notés E, F ou G
160+requêtes HTTP en moyenne

Les chiffres clés de l'étude

Un score moyen alarmant

Sur les 50 établissements analysés, le score EcoIndex moyen se situe autour de 20 sur 100, soit l'équivalent d'une note F sur l'échelle EcoIndex (qui va de A à G). Pour les sites mesurables via l'outil officiel, la quasi-totalité obtient un D ou pire.

Concrètement, la répartition des notes dessine un tableau sans appel :

  • Note G (0-10/100) : environ 30 % du panel — les scores les plus bas possibles
  • Note F (11-25/100) : environ 30 % du panel
  • Note E (26-45/100) : environ 20 % du panel
  • Note D (46-55/100) : environ 10 % du panel
  • Notes A, B, C : quasiment absentes. Le seul site obtenant un A est un Relais & Châteaux de la Côte d'Opale dont la page d'accueil ne contient pratiquement aucune information exploitable et souffre de graves problèmes d'ergonomie — il est techniquement léger mais fonctionnellement inutilisable.

En résumé : plus de 90 % des hôtels éco-engagés de France ont un site web classé E, F ou G, les trois pires catégories de l'échelle environnementale numérique. Les notes B et C sont totalement absentes du panel.

Score EcoIndex moyen
20/ 100

Équivalent note F sur l'échelle EcoIndex

Répartition des notes EcoIndex
G
30%
F
30%
E
20%
D
10%
A-C
10%

90% 90% des hôtels éco-engagés obtiennent E, F ou G

Le poids des pages : un gouffre énergétique invisible

Le poids moyen des pages d'accueil analysées dépasse 13 Mo, soit plus de 13 fois le seuil recommandé de 1 Mo pour une page web éco-conçue. Certains sites atteignent des sommets vertigineux : un éco-lodge labellisé Clef Verte dans l'Oise affiche une page d'accueil de 65 Mo — l'équivalent de 64 pages web optimisées.

Le nombre moyen d'éléments dans le code source (DOM) s'élève à plus de 1 700, contre une recommandation de moins de 300. Les pages génèrent en moyenne plus de 160 requêtes HTTP, là où moins de 40 sont préconisées.

Ces chiffres ne sont pas abstraits. Chaque mégaoctet supplémentaire consomme de l'énergie côté serveur et côté utilisateur, ralentit le chargement, et dégrade l'expérience de navigation — en particulier sur mobile, qui représente 60 à 70 % du trafic dans le secteur touristique.

Exemple de résultat EcoIndex — empreinte environnementale d'une page web

Exemple de résultat EcoIndex

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